Les seigneurs de Jousseran (1)
Dans un précédent article sur le cimetière protestant d'Angoulins, je disais qu'il était proche de la maison seigneuriale de Jousseran et que celle-ci devait être le bâtiment même de la colonnie de vacances de Châtellerault . Dans des notaires rochelais et angoulinois, j'ai puisé quelques détails qui, à défaut d'archives proprement dites, permettent un bref historique de cette seigneurie.En 1749, la seigneurie d'Angoulins fut saisie sur la succession de Jules de Gabarret et adjugée à Etienne-Henry Harrouard du Beignon par décret rendu au Parlement de Paris. De Gabarret avait lui-même succédé aux Mounereau-Berne, héritiers des Berne qui avaient acquis la terre d'Angoulins lors du démembrement de la baronnie de Châtelaillon en 1615 et 1616. L'acquéreur, Harrouard du Beignon, s'empressa de rechercher les titres de sa seigneurie qui recevait l'hommage de plusieurs fiefs et l'inventaire en fut consigné dans l'acte des 12 au 17 décembre 1749 devant Faillofais, notaire à La Rochelle.En 1507, Rondeau, seigneur des Roux ou Rouhaux et du Pont de la Pierre, vendait une moitié de Jousseran à Jacques du Lyon. En 1539, lors de l'établissement du terrier des fiefs d'Aunis, c'est le même Jacques du Lyon, échevin de La Rochelle, et Françoise Pirault, sa femme, qui en font la décalration ; il est alors uni au fief des Bugaudières, possède basse et moyenne justice et paye à la recette de Châtelaillon 112 sols 6 deniers ; le revenu des deux fiefs est de 80 livres tournois.A la fin du XVIe siècle, les Bugaudières appartenaient à Evrard de Porcillon. Jousseran semble encore divisé en deux moitiés ; en 1590, Philippe Lacacde en vend une à Jean Bonenfant pour 3600 livres. Mais le seigneur de Jousseran est Evrard de Porcillon ; sa veuve, Anne de Nagères, dont nous remarquons la signature dans quelques actes de Perroy, notaire à Angoulins (1595-1606), lui succède et, en 1606, aliène sa moitié de Jousseran en faveur de Jean Berne ; puis cette même année, elle cède tous ses biens à ses neveux : Samuel Le More, siegneur de la Bérauldière, en Saintonge, et Marie de la Coussaye, sa femme. Dès lors, par acquisitions successives , la famille Berne est le véritable seigneur de Jousseran comme elle l'est de tout Angoulins. En 1630, Jean berne y établit un cimetière pour ses correligionnaires, et lui-même y sera inhumé le dimanche 14 octobre 1635. Dans la suite, Jousseran suit le sort des autres fiefs de la haute seigneurie d'Angoulins, mais les Gabarret semblent l'avoir possédé jusqu'en 1778, où ce fief fut adjugé sur les poursuites de Beaudouin de la Noue, un de leurs créanciers, à François Thaynon de Bellevue.C'était un esprit batailleur et procédurier que ce Thaynon de Bellevue qui s'attira, en pressurant le menu peuple, des lettres amères de M. Paris, curé de la paroisse. Il est donc intéressant pour notre petite histoire.
Les seigneurs de Jousseran (2)
Dans un précédent article, j'insinuais que François Tainon de Bellevue, seigneur de Jousseran et du patrimonial d'Angoulins, était un esprit chicaneur et procédurier. Il faut avoir vu pour le croire un manuscrit de la Bibliothèque de La Rochelle qui renferme enquêtes, mémoires et lettres à son avoué M. Fromentin ; le Présidial de La Rochelle contient en son nom tout autant de procédures souvent pour des bagatelles. Je vous en dirai un mot prochainement.Aujourd'hui, - nous sommes dans les années 1781 à 1786 - Tainon a des démêlés avec son curé, M. Paris, le dernier d'Angoulins avant la Révolution, intelligent, instruit des idées nouvelles, social... C'est au sujet de dîmes et de la déclaration des biens que la paroisse devait faire à la seigneurie. Tainon voulait que l'on paye, mais ne voulait rien donner. Il y avait des titres établissant les droits et devoirs des uns et des autres, notamment une transaction de 1626 entre Berne et Davoine, le curé d'alors, mais le sieur de Jousseran jurait ne l'avoir jamais vue dans ses archives, à quoi M. Paris répondait le 10 août 1781 : " Je voudrais n'avoir pas vu la note dont je vous parle, je n'aurais aucun soupçon sur votre bonne ou mauvaise volonté pour moi. mais d'après cette connaissance, vous jugez ce que je dois penser..." Puis avec le temps, dans des procès interminables, l'affaire s'envenime et le 12 juillet 1784; M. tainon reçoit cette lettre de son curé : "Je vois par la lettre que vous vous êtes donné la peine de m'écrire que vous êtes toujours le même, c'est-à-dire décidé à jouer le rôle de galant homme, d'homme de paix, d'ennemi des discussions ; je sais que c'est par de pareils propos que vous avez cherché à détruire tout l'odieux de la réputation que votre conduite dans cette paroisse vous a mérité. Vous pouvez en imposer, Monsieur, à ceux qui ne sauront pas le vrai, mais vous savez bien dans votre âme et conscience que vous n'êtes rien moins que ce que vous voudriez qu'on vous crût... Et si vous étiez dévôt, j'ajouterais qu'à ce moment où vous viendrez comme nous tous et où votre or et argent ne vous suivront pas, vous ne serez sûrement pas favorablement reçu de celui qui déclare que pour être admis dans ses tabernacles éternels il faut avoir les mains pures du bien de son prochain... Vous auriez pu, si vous aviez eu le dessein de ne pas me dépouiller de ce que vous savez bien qui appartient à la cure, me communiquer la transaction de 1626 que vous me jurez dans votre âme et conscience ne pas connaître... Je conviendrai que, quand je parle de vous, je n'en parle point comme d'un homme désintéressé, ni d'un ami des malheureux, ni d'une personne qui aimerait mieux sacrifier le sien que d'exiger ce qui ne lui est pas dû. Si je vous connaissais tel , je le dirais car j'aime bien mieux louer que blâmer, mais je dois être vrai et je ne me déciderai jamais à parler de vous comme d'un Saint que quand vous en ferez les oeuvres. mais vous, comment parlez-vous de moi ? Je suis, dites-vous, la cause que vous n'avez pas donné plusieurs tonneaux de blé aux malheureux... Vous auriez dit plus vrai si vous aviez assuré que vous n'avez jamais eu la volonté de détacher un grain de blé de votre grenier pour les misérables... Vous dites que je suis la cause de tout le mal qu'éprouvent mes paroissiens. Vous me feriez plaisir de me dire en quoi. Serait-ce parce que je les exhorte à la patience et que, voyant qu'ils suivent mes conseils, cela vous engage à leur en faire d'avantage ? Serait-ce parce que je ne dis pas à ceux qui ne vous doivent qu'un quart de poule, de vous la donner tout entière, ou à ceux qui ne vous doivent que cinq sols de cens de vous en reconnaître trente ? Je vous jure que je suis très persuadé que vous seriez le premier à vous moquer de moi et que vous diriez en vous même et peut-être tout haut : "Le curé a sacrifié ses paroissiens pour me faire plaisir." Vous me permettrez bien de ne pas acheter votre amitié à un pareil prix. Je condamnerai toujours cette soif insatiable que vous avez des biens de ce monde, je ne verrai jamais qu'avec horreur mes pauvres paroissiens chargés par vous de cens, de rentes et de devoirs que leurs pères ne payaient pas ; je vous plaindrai toujours de ne vouloir pas être leur père et je vous dirai tant qu'il vous plaira m'écouter : Monsieur Tainon vous êtes sorti nu du sein de votre mère, vous n'emporterez avec vous qu'un suaire. de quoi vous servira-t-il alors de nous avoir dépouillés ?... Vous serez donc le seigneur des gueux. Et c'est vous, qui avec 25 ou 30000 livres de rente, pouvant contribuer à notre bonheur, aurez pris un cruel plaisir à voir couler nos larmes. L'huamnité, la religion crient vengeance. Dans l'espérance que la paix viendra un jour, je finis mes justes plaintes et ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Paris, curé d'Angoulins."La lettre suivante est datée du 10 juin 1786. M. Tainon a perdu son procès ; il doit payer les dîmes. "J'avais perdu l'espérance d'avoir la moindre communication avec vous, vous ayant écrit trois lettres auxquelles vous n'aviez pas jugé à propos de répondre, à cause, à ce que l'on m'a dit, que je vous faisais toujours des morales. Ce que je vous ai écrit partait d'un coeur qui gémissait de ce qu'au lieu de voir en vous le père des habitants, ce que doit être tout seigneur qui a de l'âme, vous sembliez vous plaire à les ruiner..." Pour les deux années de dîmes 1784 et 1785, il était dû à la cure trois Louis, soit 72 livres ; Tainon n'en proposait que 60. Le 13 juin, le curé accepte : "Je sais faire des sacrifices pour le bien de la paix..."François Tainon de Bellevue devint-il meilleur ? Son esprit était trop incliné vers les chicanes pour que la conversion fut sincère. Nous le retrouverons bientôt dans ses procès et dans sa mort qui survint le 10 janvier 1790 ; il n'avait amassé que pour une nièce.
Les seigneurs de Jousseran (3)
L'ancien capitaine de dragons de la milice bourgeoise de Saint-Domingue qu'était François Tainon de Bellevue se voyait encore aux plus beaux jours de sa carrière où il matait quelque révolte d'esclaves noirs. Il était à cent lieues des idées nouvelles qui se répandaient par toute le France et auxquelles faisait écho avec force M. Paris, le curé d'Angoulins.Il n'hésitait point à s'attaquer aux grands. M. De Bertin qui était devenu son suzerain en 1781 le poursuivit devant le présidial de La Rochelle pour usurpation de titres seigneuriaux. Harrouard du Beignon eut un long procès pour un marais enclavé et Fromentin-Dupeux, me procureur du sieur de Jousseran, le défendit avec brio. Je ne vous dirai pas toutes les subtilités historiques et juridiques de sa distinction du patrimonial dont Tainon était le seigneur d'avec le domanial qui était entre les mains du roi et plus tard de M. de Bertin.Il attaqua M. Seignette, un gran bourgeois de La Rochelle, pour une question qui nous parait ridicule celle de l'écoulement des eaux du bourg vers La Platère. Tainon affirmait qu'un de ses champs nouvellement emblavé avait été inondé parce que Seignette avait comblé un fossé ; ce dernier prétendait que tout le mal ne venait point de la terre mais de la mer. Il y eut, du 11 juillet au 24 juillet 1784, une descente d'experts pour étudier le litige ; le cours des eaux était bien entendu dirigé vers cet endroit mais le mal était sans proportion avec le peu de ruissellement. A quoi bon vous conter toutes ces procédures bien caractéristiques d'une époque de décadence et quine demandait que des réformes ? C'est Gâtineau, le boulanger du four banal, qui entasse à deux reprises des barges de fagots au-devant du château, gênant la sortie des attelages de Tainon... C'est la veuve Cardineau, mère de quatre enfants, qui subit la contrainte de son seigneur au point qu'il lui refuse la charité de sa charette pour labourer ses terres... Et bien d'autres encore.Arrive la Révolution... Qu'advint-il de ce peu sympathique personnage ? Fut-il pendu ou lanterné comme tant d'autres ? Il mourut tout bonnement dans son lit à Angoulins le 10 janvier 1790. Et le lendemain, pour la conservation des droits des héritiers, on fit l'inventaire de ses biens. J'aimerais vous détailler tout ce que possédait M. de Bellevue, mais il faut se limiter. Sachez pourtant qu'il dormait dans un lit à l'ange avec garniture de cadix vert, les dossier, ciel et courtepointe étaient d'indienne fond rouge ; qu'il avait un mauvais violon ; que dans sa cave il y n'y avait qu'environ cent bouteilles vides mais que dans le cellier 19 pièces étaient remplies de vin blanc de 1789, 3 de blanc et de rouge de 1788 et 3 autres remplies de râpe à l'usage des domestiques. Les écuries sont bien peuplées : 8 chevaux dont 6 juments et 2 poulains, 7 vaches, 5 veaux, et 5 petites vaches d'un an... et dans "la Cabanne Brûlée" qui dépendait de la succession, il s'est trouvé 8 boeufs et 2 veaux.Et de tout cela c'était une nièce, Madeleine Rocheteau, qui en était héritière. "Monsieur Tainon, vous êtes sorti nu du sein de votre mère, vous n'emporterez avec vous qu'un suaire..." lui écrivait en 1786 M. Paris. ce 11 janvier 1790, le même Paris le conduisait à sa dernière demeure et en dressait ainsi l'acte d'inhumation : "Le onze janvier mil sept cent quatre-vingt-dix a été inhumé au cimetière de cette paroisse le corps du sieur François Tainon seigneur de Jousseran en cette paroisse décédé le jour précédent agé de cinquante-deux ans ont assisté à sa sépulture les s. Louis Paillet, René Pinet, Jean Charpentier, et autres qui sauf les signés ont déclaré ne le savoir. Paris, curé d'Angoulins."Lorsque vous passez près de l'église sur la place, pensez que sous vos pieds, peut-être, il y a un FRançois Tainon de Bellevue qui réclame vos prières ; il fut méchant envers vos ancêtres, soyez bons pour lui.
Les seigneurs de Jousseran (4)
Dans mon dernier article j'ai enterré François Tainon de Bellevue qui fut le dernier seigneur de Jousseran et vous pensiez peut-être en avoir fini avec cette maison seigneuriale. Et pourtant, il resterait pas mal à dire... Aujourd'hui, je voudrais essayer de localiser cette maison qui fut le vrai château d'Angoulins et seul je ne le puis.En février 1955, parlant du cimetière protestant, je disais "qu'il était confronté sur le devant par le grand chemin qui va du canton public au canton du Vinaigre passant par le devant la principale entrée de la seigneurie de Jousseran." Cet article me valut quelques réflexions de gens qui avaient vu des squelettes trouvés près de l'actuelle rue des Coquilles qui peut conduire elle aussi au port du Vinaigre situé près du pont de la Chaume. Mais je suis tout aussi embarrassé et, pour le moment, je vais me contenter de ce que j'ai en mains et de l'espérance que vous voudrez bien m'aider par vos suggestions.Le 1er juillet 1671, Jacques Berne, sieur de Lhommée, vendait à Mathurin Gabarret, premier chef d'escadre de l'armée navale, les châtellenies, terres et seigneurie d'Angoulins ; les deux contractants moururent bientôt et ce fut les fils de Jean et Nicolas Gabarret qui en furent déclarés adjudicataires sur la succession des mineurs Berne représentés par M. Salbert, leur curateur. Et le 9 septembre 1672, on requit maître Combault, notaire à La Rochelle, de dresser procès-verbal de la visite des immeubles et terres vendus ; ainsi donc, accompagné de maçons et charpentiers se trouva-t-il dès 9 heures du matin, à la maison de Jousseran qui est au milieu du bourg.On franchit le portail et dans la cour, à droite, il y a une grange, une autre grange où l'on fait le vin, un cellier et un append couvert de rouches qui joint le puits. Puis c'est le jardin en ruine sans carrés ni labourage avec des arbres vieux et en mauvais état ; les murailles sont de même ; dans un coin, vers la rue de Vinaigre, il y a un pavillon carré haut de plus de vingt pieds mais en masure et sans couverture. A gauche du portail, on voit la maison du métayer et quatre toits ou chais. au fond de la cour devant la face du logis, trois ballets en ruine. Le logis lui-même est ainsi décrit : une tour à gauche, puis un puits clos par une porte ; l'intérieur comprend à droite la salle du logis et à gauche une autre salle pleine de foin ; on monte au premier par une tour dont l'escalier est en pierre de taille et on trouve deux chambres dont une petite avec latrines. Il y a bien sûr d'autres pièces dans ce logis autant en mauvais état les unes que les autres, abandonnées au vent et à la pluie.Au-devant du portail de la seigneurie de Jousseran, se trouve le four banal en mauvais état lui aussi. Voilà une indication très précieuse pour ce qui va suivre car en 1741, il y eut encore une visite du château d'Angoulinsdont nous ne donnerons point les détails mais seulement les confrontations qui s'accompagnent d'une orientation : du côté de l'orient à une ruelle qui sépare le jardin du château d'avec le sieur Gaignaud, de l'occident à la maison de Huas et à un querreux dépendant du château, du midi à la grande rue du bourg et du nord par le derrière à une autre rue dudit bourg. Le four banal au-devant du château séparé par la grande rue se confronte de l'orient à la maison des héritiers Rasclaud, de l'occident au quereux de la Seigneurie, du midi à la maison des héritiers Bourasseau et du nord à la dite grande rue.Telles sont les indications que j'ai pu recueillir dans de vieux papiers. Si vous avez des suggestions à faire pour localiser la maison de Jousseran, je serai très heureux de les accueillir et d'en faire profiter tout le monde.
Jehan Berne, seigneur d'Angoulins
Le 14 novembre 1696, Michel Bégon, intendant de la généralité de La Rochelle, se transportait au bourg de Châtelaillon pour procéder à l'estimation de la baronnie dudit lieu. Châtelaillon n'était plus alors "composé que de quatre ou cinq maisons" ; son château n'avait "d'autre marque ou vestiges que quelques masses de pierre de massonne liée ensemble par la chaux et le sable lesquelles nous jugeons avoir servy à former les voultes souterraines ey quy sont restées au bord de la mer, laquelle a aussy sappé de telle manière le rocher sur lequel estoit basty ledit château que ledit rocher est presque entièrement abattu et ruiné aussi bien que les maisons quy estoient dudit chasteau..."Je vous parle de Châtelaillon, mais ce n'est qu'à propos d'Angoulins, car jusqu'au XVIIe siècle sa châtellenie en dépendait ; elle en était estimée comme la neuvième partie. par décret du 31 août 1615 et à la suite du partage du 20 novembre 1616, Angoulins se sépara de Châtelaillon et Jehan Berne, un des pairs et échevins de La Rochelle, s'en rendit adjudicataire. Par la suite, il agrandit son domaine et devint ainsi le véritable seigneur d'Angoulins.Dans "l'Echo" de février 1955, je vous parlais de la maison noble de Jousseran, devenue colonie de vacances de Châtellerault ; Jehan Berne en était le seigneur, ainsi que du Pain, un fief qui se trouvait entre Jousseran et la ligne de chemin de fer. En 163, le 11 décembre, il acquiert, de Marc Jousselin, le fief du Coudran, autrement dit de Charlot, prolongeant ainsi son domaine vers le nord-ouest, vers l'avenue de la Gare. Un mois plus tard, le 16 janvier 1624, il achète de Jehan de Lescalle et de Jehanne Marchant, sa femme, la maison noble de Lhoummée, sise dans la paroisse de Rochefort.Nous reparlerons certainement de ce seigneur d'Angoulins qui fut avec son fils Louys un des grands hommes du XVIIe siècle rochelais. Angoulins, dont il fut le seigneur, s'honorerait de lui dédier une rue ; nous avons des rues Gambetta, Carnot..., témoignages de la ferveur républicaine de nos pères, ne pourrions nous pas glorifier plus spécialement des enfants du pays ?... Les rues d'Angoulins n'y suffiraient point !
Jean Joguet